10. Île Navarino

10. Île Navarino

19 décembre. Ushuaïa. 5h du mat’. Le canal s’éveille et nous avec. Nous rejoignons Igor et son voilier. Il y a aussi sa sœur Olga, et sa compagne Adriana. Hop, hop, nous chargeons sacoches et vélos, sans bruit, pour ne pas réveiller les autres bateaux, et larguons les amars pour la traversée du canal de Beagle dans les lumières matinales. Le mer est d’huile. Igor envoie Célestin et Leila hisser le génois, mais le vent peine à gonfler la voile. C’est doux, c’est calme. Les enfants écoutent les histoires de ce frère et cette sœur nés sur le bateau, qui y ont passé toute leur enfance et aujourd’hui poursuit les navigations dans le grand sud pour l’un et se dédie à la peinture pour l’autre (Allez voir les œuvres d’Olga, on y retrouve toute l’atmosphère de ce grand sud : bely.olga). Célestin, malgré le mal de mer, se met à penser à la prochaine année de voyage que l’on passerait sur un bateau…

Puerto Williams en vue, le Mikalvi est toujours là! Derrière, apparaissent les Dents de Navarino que nous allons parcourir à pied. Formalités d’entrée en territoire chilien, passage chez Denis pour acheter une carte du coin (nous le reconnaissons, lui pas, normal), déclaration de notre départ en rando chez les carabineros, retour au bateau. Igor propose de garder nos vélos. Nous acceptons avec plaisir. Hop, hop, transfert du matos des sacoches dans les sac-a-dos, débarquement du tout, les enfants sont aux rames, et c’est parti pour le fameux tour des Dents de Navarino, la rando “la plus australe du monde” !

Objectif n1 : rejoindre le départ du sentier, par la piste. De là, ce sont entre 3 et 5 jours de rando “engagées” dixit les topos lus. Ce sont surtout les conditions météo qui peuvent rendre les choses difficiles, voire extrêmement difficiles, mais pour une fois, il semble que Zeus soit avec nous, alors on en profite! Nous dormons au départ du sentier.

J1. Nous prenons gentiment de l’altitude dans la forêt avant de rejoindre la crête dénudée du Cerro Bandera, la montagne du drapeau, qui flotte fièrement au vent… Célestin, un peu palot, traîne la patte, Leila avance comme un cabri. Pause pique-nique, un autre randonneur nous rattrape. Il vient fêter ici son anniversaire et ses dix années de trekking. Célestin calcule “moi aussi ça va bientôt faire dix ans que je randonne!”. Charcuterie et fromage aidant, il reprend du poile de la bête, entraîne tout le monde à flanc de montagne, descend dans le pierrier, rattrape le chilien, remonte dans le lit d’un petit torrent pour atteindre un col au-dessus d’un lac… gelé! Alors ça, on ne s’y attendait pas. Un peu de neige oui, mais un lac aussi gelé, pas vraiment. Derrière, au loin, les îles du Cap Horn. C’est beau, ça fait rêver, mais il ne faut pas traîner. Ce n’est pas ici que l’on va camper et il y a quelques névés à traverser. Les enfants chaussent leurs baskets à neige et c’est reparti, jusqu’à un lac où nous sommes censés trouver un endroit abrité du vent. Heureusement, ici les buissons sont plus hauts que dans la pampa, ça aide, car le vent fait même voler l’eau du lac !

Nous fêtons le solstice d’été en doudoune sous une nuit bien ensoleillée!

J2. Petit colu pour rejoindre un autre lac, ou plutôt des lacs. Certains naturels, d’autres artificiels, construits… par les castors! Ces animaux introduits ici il y a quelques dizaines d’années se sont multipliés et ont modifié le paysage à leur sauce. Ces grands bâtisseurs ont transformé les vallées en une succession de lacs en terrasses. C’est impressionnant. Le sentier en emprunte même les rives faites de branches et de terre.

Fin de journée. Nous arrivons au campement d’un petit groupe. Discussion avec la guide et un des porteurs. Le lendemain, la météo annoncée n’est pas top. Il nous reste un col à passer et surtout une descente bien raide dans un pierrier. Les enfants sont en forme, les journées sont longues, nous décidons de poursuivre. Le sentier se perd au millier des lacs de castors. La montée est douce, mais longue. Ça ne ressemble à rien de ce que laissaient imaginer les cartes : un immense plateau caillouteux, lunaire, pour arriver en haut du fameux pierrier. Et effectivement, c’est raide! Nous avons le choix : option neige ou option cailloux. Faute de ski, nous optons pour les cailloux. Les enfants chaussent leurs baskets renforcées et découvrent le ski sur pierrier. Ils adorent! Nous longeons le dernier lac en contrebas pour aller chercher un abri derrière les buissons.

J3. Descente finale. Nous nous enfonçons dans la forêt, sautons des torrents. Le sentier se perd entre les arbres, dans les broussailles, se referme, devient humide, très humide, franchement boueux. Flo, avec sa boussole intégrée, ne perd jamais le nord, malgré les arbres tombés et la sente qui a un peu trop tendance à finir au milieu des bartasses bien épaisses. Ouf, on sort enfin du bush! Face à la mer, et contre toute attente sous le soleil!

Pique-nique au bord de la piste. Trois porteurs arrivent. Les enfants rigolent : il y a celui qui se met en calbute pour profiter du soleil et celui qui se met tout habillé dans son duvet pour faire la sieste…au soleil! Belle image de la météo dans ces contrées.

Un pick-up arrive, nous montons dedans pour rejoindre Puerto Williams et s’éviter les huit kilomètres retour.

Le voilier n’a pas bougé. Nous récupérons sacoches et vélos, faisons la bascule rando>vélo, et partons pour un beau lieu de bivouac recommandé par Igor : une petite clairière à l’abri du vent, sans doute utilisée en son temps par les yaganes et leurs huttes.

23 décembre. Nous quittons l’île en ferry pour attaquer notre remontée vers le nord et rejoindre Punta Arenas. Arrivée prévu le lendemain, 24 décembre, à minuit. L’équipage est pressé. Le bateau largue les amars une heure plus tôt que prévu. Demi-tour, il manque deux passagers! Nous repartons. Ambiance sympathique sur ce ferry, seul moyen de rejoindre le continent par voie terrestre. Quelques touristes, comme nous, au milieu des locaux qui profitent de billets pas chers pour rejoindre le continent, la famille, ou encore des services de santé absents de l’île. Repas à la cantine, les plateaux vibrent fort sur les tables proches des moteurs. Chacun s’installe pour la nuit, profite des places libres pour s’étendre sur deux sièges au lieu de l’unique réservé. Le bateau passe au milieu des fjords, longe des glaciers qui tombent dans l’eau. Les albatros jouent du vent dans les lumières marines, phoques et dauphins s’amusent des vagues. Le capitaine met le plein régime, change un peu l’itinéraire habituel pour raccourcir le trajet. Nous entrons dans le détroit de Magellan. Les nuages sont toujours aussi beaux.

Punta Arenas, nous arrivons avec quatre heures d’avance. Le débarquement est efficace!

Nato, parti fêter noël en famille, nous a laissé les clefs de chez lui. C’est juste parfait. Le père noël connaît même l’adresse de notre résidence ponctuelle! Les enfants sont heureux de ce qu’ils trouvent au pied du sapin : une canne à pêche pour Célestin (depuis le temps qu’il en rêvait!), un béret de gaucho pour Leila (“le prochain voyage, sera à cheval!”, oups, c’était pas prévu ça !), et des dizaines de livres à mettre sur la liseuse (nous avons de vrais boulimiques de la lecture avec nous, désormais ils râlent quand les livres ne font que 150 pages!).

6. Petit tour en Argentine

6. Petit tour en Argentine

21 octobre. Premier jour en Argentine. Anniversaire de Leïla. Nous lui avons promis des thermes pour son anniversaire. Sauvages cette fois. Bon, il va falloir grimper sur une piste de ripio. Ça va pas être facile, mais ça vaut le coup. Motivés à bloc, nous attaquons la côte en pleine chaleur de l’après-midi (oui ça existe!!) et paf : une barrière. La piste est fermée. Flo va se renseigner à la ferme que nous venons de passer. Oui, il y a une barrière, mais ça passe, pas de problème. Une voiture arrive. C’est un garde. Non, ça ne passe pas. Il y a des travaux, des arbres qui peuvent tomber, des études de la faune et de la flore. Nous ne savons pas trop qui des ouvriers ou des animaux il ne faut pas déranger, mais en résumé, ça ne passe pas. Pour nous changer les idées, il nous indique un camping au bord du lac et la balade à la cascade. Célestin lui en veut à mort ! Il en fera des caricatures pour exorciser son mécontentement ! A la fin de la journée, les enfants concluent que c’était tout de même un anniversaire de luxe : le camping au bord du lac (rien d’autre qu’un grand champ, mais dans un petit écrin), le repas demandé par Leïla (purée mousseline et gâteau, facile), des bougies (jusqu’au dernier moment, elle a cru que ses parents aller une nouvelle fois botter en touche en arguant que « désolé, mais tu sais c’est compliqué, on fera mieux l’année prochaine… « ) et même des cadeaux. Alors là « les parents, ils ont complètement craqué, un « immense » cerf-volant et deux doudous ! « . Et nous avons même réussi à capter un bout de réseaux chilien pour recevoir la vidéo du pote Félix. Le comble du bonheur !

Nous sommes bien ici. État des lieux des réserves, c’est bon nous pouvons rester une journée de plus. Les moutons nous rendent visite le matin, une vache et son veau assistent à la leçon du jour (car oui, ne l’oublions pas, nous suivons – tentons de suivre – le programme scolaire). Petite douche avec l’eau de la rivière réchauffée au soleil. Célestin part aux toilettes de l’autre côté de la petite plaine. 5 minutes, 10 minutes, 20 minutes, personne. Ça commence à faire long pour sa séance de méditation quotidienne. Flo va voir ce qu’il se passe. Célestin n’ose pas sortir de l’algeco, des oiseaux lui crient dessus. Flo se fait attaquer à son tour par une dizaine de volatiles. Il court se réfugier avec Célestin. A deux, ils reprennent courage. Sortir, traverser la plaine en courant, se protéger la tête avec les mains. Ouf, ils sont passés! Ça fait un moment que ces oiseaux nous cassent les oreilles au bord de la route. On leur trouvait bien un regard fourbe, mais jusqu’à maintenant ils ne nous avaient pas attaqué. Désormais, nous allons nous méfier, il paraît qu’ils ont même des griffes à la pliures des ailes, soit disant pour protéger leur nid…

Il nous faut quitter notre petit coin de paradis. Reprendre la route. Rejoindre les épiceries de San Martin de los Andes. C’est plus facile qu’au Chili. Les pentes sont moins raides. Les adultes ont enfin l’impression d’avancer. Les enfants trouvent ça ennuyant. Ils en ont marre, marre, marre. Leïla a mal aux mains. Célestin râle, même s’il avance très bien. Quand nous nous arrêtons le soir, toute fatigue apparente disparaît et il faut les appeler à plusieurs reprises pour qu’ils quittent leur chantier du jour et viennent manger !

A San Martin, nous faisons enfin la connaissance de Marion, Gabriel, Youlah et Polyme. Comme nous, ils sont partis de Santiago pour un an de vélo en Amérique du sud. Cela fait plusieurs semaines que nous entendons parler d’eux, que l’on suit plus ou moins la même route, que l’on se dépasse, se rattrape, sans jamais être au même endroit au même moment. Mais ça y’est on peut enfin se raconter nos histoires de cyclos autour d’une glace et d’un bon plat de pâtes !

Nous partons sur la route des 7 lacs, version argentine cette fois. Bien plus connue. La pente est douce. Nous avalons les 5oo mètres de dénivelé goudronné. Leïla de s’exclamer « c’est ça la grande cote, mais c’est rien du tout !! « . Nous passons de lacs en lacs. Les montagnes enneigées nous dominent. Le ciel se couvre, le froid arrive… Lever tôt ce deuxième jour afin d’éviter au maximum les 70km/h de vent de face et la pluie sur les 50km qu’il nous reste pour rejoindre Villa la Angustura. Objectif n°1 réussi : plier la tente au sec. Objectif n°2 : abandonné au bout d’une demi-heure. La pluie se fait de plus en plus présente. J’enfile vite mon pantalon de pluie. Les enfants ont été équipés dès le lever. Les chaussures sont vite trempées, les gants également. Le froid se faufile partout. Dans les descentes, nous regrettons les côtes. Pause pour se réchauffer. Courir, ne pas s’arrêter. Pas d’abri. Rester en mouvement. C’est dur. Ça craque. Ça avance. Patator. Un renard gris nous regarde. Pas de pique-nique avant la ville. Pas un membre de l’équipe n’a envie de s’arrêter dans ces conditions. Des téléphones nous filment. Extraterrestres pas vraiment amphibies. Garder l’énergie, le morale, pour un, deux, trois, quatre. On court, on pédale. Même dans les descentes. Ça fait circuler le sang (t’y crois vraiment à ces bobards !?!). [A noter dans la liste des choses à faire : récupérer des textes de chansons et les apprendre pour se donner du courage, Hissez les voiles !]. Dernière descente sur la ville. Les patins sont à bout. Les freins ne répondent plus. Il faut tirer sur le câble [A noter : apprendre à faire du vélo sans les mains (sur le guidon)]. Ouf, ça y’est c’est plat. Tournée des auberges, tout est complet. Il pleut toujours. Errance au milieu des chocolateries et location de ski et vtt. Appart’hôtel? On prend ! Objectif n°3 atteint : arrivée avant midi, enfin avant le repas de midi, et avant la tempête, la vraie. Les enfants ont vite retrouvé la forme avec les degrés. Ils sont prêts à repartir pour 50 nouveaux kilomètres avant le soir ! Mais non, nous nous octroyons un ou deux jours de pause pour organiser nos petites vacances : des vacances sans vélos à la recherche du soleil, une escapade du côté de l’Atlantique pour aller voir les baleines et faire de la rando dans les alentours de Bariloche.

Dimanche, réveil sous la neige ! Rejoindre la gare routière avec dix centimètres de neige humide devient épique. Nos vélos ne sont pas vraiment faits pour ça. Eux aussi avaient pris l’option maillots de bain ! Le col frontalier Samore est fermé. Les chiliens venus passer le week-end en Argentine sont bloqués ici. C’est la ruée vers les hébergements. A peine sommes-nous sortis du nôtre qu’une famille prend notre place. Demi-tour impossible. Heureusement la jeune femme de la gare routiere ne prend pas peur en nous voyant arriver. Elle nous accueille à bras ouverts et gardera nos vélos aussi longtemps que durera notre escapade. Elle rigole même en voyant la flaque s’agrandir sous nos bécanes. Nous filons à Bariloche où nous passons la nuit au Cinerama. Ombres et lumières, les enfants se prennent pour des réalisateurs avec les lampes de chevet.

Nous avons une journée avant de prendre le bus de nuit pour rejoindre la côte atlantique. Sur le toit de la maison du parc une banderole nous interpelle “Les gardes-parc ne sont pas responsables des intemperies”. Quelques heures plus tard, l’explication nous sera donnée par des gardes en grève. Il y a quelques années deux jeunes ont campé ou se sont baladés un jour de tempête. Une branche leur est tombé dessus. Accident malheureux. Famille, Etat, assurances, les premiers ont finalement reconnus que le parc ne pouvait être tenu pour responsable. Les derniers sans doute pas. En tout cas, un troisième procès doit se tenir pour décider de la responsabilité des gardes en charge du secteur…

Fin d’après-midi, nous prenons le bus. Quinze heures pour traverser le pays d’ouest en est. La pampa enneigée est magnifique sous les lumières du soir.

Puerto Madryn. L’océan. Grand soleil. Nous ne sortons pas les maillots de bain, mais tout ceci nous réchauffe bien. Péninsule Valdez. Un lieu qui nous a longtemps fait rêver. On nous l’a souvent décrit comme le paradis des animaux marins. Leila a laissé son doudou-baleine dans son lit à la maison. Nous l’emmenons voir des vraies. Nous voyons les premières depuis la plage puis nous embarquons pour aller les voir de plus près. Touristes parmi les touristes, ça reste magique. Ballet de cétacés, pas de deux, sauts et frappes de la nageoire en rythme. Nos petits d’hommes ont les yeux écarquillés, les parents ne sont pas en reste ! Sur la plage règnent les lions de mer. Ils ont gros, ont l’air patauds, et pourtant quelle agilité quand il s’agit de sortir de l’eau et grimper les rochers. Les mâles sont moins gracieux lorsqu’ils se laissent tomber au milieu des femelles. Pousse-toi de la que je m’y mette. On irait bien leur tirer les moustaches à ces machos à crinières ! A quelques kilomètres ce sont les éléphants de mer qui prennent un bain de soleil. Alors eux, ils ont vraiment une sale tête et avec leurs toutes petites pattes avant ils ont pas l’air bien dégourdis. D’ailleurs c’est à peine si ils bougent un orteil quand la marée monte. Il y a aussi quelques manchots de magellan. Ils semblent un peu perdus. Est-ce que les autres ne sont pas arrivés ? Déjà repartis ? On dirait presque des automates posés devant les panneaux. Dans la lumière du soir, une ile, l’ile aux oiseaux, sa forme aurait inspiré à Saint-Exupery son dessin du chapeau-éléphant dans Le Petit Prince.

Retour à Bariloche. Enfin nous voyons les montagnes autour du lac. Pas mal la vue depuis le skate-parc et le pump-track !

Nous partons en balade avec Eugenia et Liliana. Jolie entrée dans le massif. Au retour de rando, Liliana nous fait goûter le maté. Même sucré ça reste trop amer pour les enfants qui ne peuvent s’empêcher de faire la grimace. Le mari de Liliana est géologue, il nous sort une toute petite partie de sa collection : feuilles, arbres et graines fossilisées, pointes de flèches et de lances, boules de chasse, outils pour tanner, etc. Les enfants courts dehors tailler les cailloux !

Le lendemain, on écoute la météo et… on monte au bistrot ! Direction le refuge Frey. Au bout de quelques kilomètres, Célestin nous demande “Lequel de vous deux a eu l’idée de se balader sous la pluie ??”. Allez mon gars, en haut il y aura de la neige. Et de fait, arrivée au col et au lac, dans la neige et le vent. C’est chouette cette ambiance de presque haute montagne, ces roches qui nous surplombent, mais des aiguilles nous n’en verrons que la base…

Retour en bus à Villa la Angostura. Les vélos n’ont pas bougé. Le temps de vider les sacs à dos dans les sacoches et c’est parti pour les courses. Une famille de cyclos déjeune : deux tandem-pinos avec enfants de 5 et 9 ans. Ils viennent de Grande-Bretagne, sont partis de Santiago et vont vers le sud. Tiens, tiens.

Superbe journée pour reprendre les vélos direction le col et passage frontalier Samore. Nous découvrons tout ce que nous n’avons pas vu à l’aller : lacs, montagnes, rivières. Leila : “Il reste 20km, facile c’est juste 10+10 !”. Les enfants partent devant. Vont-ils nous attendre au col ? Les paysages s’ouvrent. La forêt est brûlée, pétrifiée par les éruptions volcaniques du siècle dernier. Désert de cendre. Au col, des gens arrivent à ski de rando. Ils nous l’avouent, il ne reste plus beaucoup de neige. Ouf!

Retrouvaille au poste frontière. Tant du côté argentin que chilien, nous retrouvons les douanières du paso Huahum !