1. Départ indéterminé…

1. Départ indéterminé…

Tout départ finit par arriver à qui sait attendre !

Quand est-ce qu’on part ? Où est-ce qu’on va ? Les questions les plus posées par les enfants ces deux derniers mois… Si les grandes lignes de cette année un peu particulière étaient tracées depuis longtemps (Bolivie, Chili Argentine, á naviguer le long des Andes), entrer dans le vif du sujet a été un peu plus compliqué. Comme lors de notre précèdent long voyage, nous ne voulions pas prendre l’avion, mais le bateau pour rejoindre le continent sud-américain. Malheureusement, en 10 ans, il n’y pas que nous qui avons changé ! Ce qui nous paraissait couteux, mais simple : prendre un cargo entre l’Europe et Buenos-Aires n’est plus possible. Depuis le Covid, les compagnies ne s’embêtent plus à prendre des passagers sur ce trajet. Les bateaux de croisières, ces monstres touristiques, font la transatlantique Nord>Sud en novembre et Sud>Nord en avril, pas dans notre calendrier. Quant à faire du bateau-stop sur des voiliers, là aussi nous ne sommes pas vraiment raccord avec les saisons. De plus nous sommes quatre dont deux enfants et peu de bateaux vont directement de l’Europe au sud de l’Amérique du sud. Le trajet classique étant plutôt : Europe > Canaries > Cap Vert > Caraïbes. Dernière piste explorée : les cargos à la voile. Mais idem, pour le moment ils vont surtout chercher rhum, café et cacao dans les caraïbes. Bref, il a fallu prendre la terrible décision de prendre l’avion. Et là, le champ des possibles s’est ouvert ! Peut-être un peu trop pour nos petites têtes ! Où arriver ? Au nord ? Au sud ? A l’est ? A l’ouest ? Et de nous rappeler, il y a dix ans, les dénivelés pour grimper sur l’Altiplano, Torres del Paine, sud de la Patagonie en avril, la tente givrée, les pieds gelés qui ne rentrent plus dans les chaussures, le Salar d’Uyuni, pédaler dans 20 cm d’eau saumâtre. Si tout ca fait bien rire les enfants, ce n’est pas certain qu’ils aient envi de le vivre pour de vrai… Alors on se replonge dans les cartes, la météo, les calendriers. Et nous finissons par nous décider : ce sera un départ depuis Paris pour une arrivée à Santiago, d’où nous partirons vers le sud le long de la cordillère des Andes jusqu’au sud de la Patagonie avant de remonter vers le nord et la Bolivie.

Le 14 aout, nous prenons les billets. Célestin a tenu à enregistrer lui-même son numéro de passeport avant de courir annoncer à tous ceux qui prenais l’apéro dehors : « ça y’est, on a pris les billets !!! » (Miracle !!)

Maintenant, il s’agit de rejoindre Paris et son aéroport depuis la Lozère où nous sommes. Une vague de chaleur s’annonce… On choisit l’option ombre + rivières. Ce sera le canal du Nivernais que nous faisons pour la quatrième fois ! Mais avant, un peu de train jusqu’à Moulins avec une petite pause chez des amis à Vic-le-Comte. La mise en jambe est facile. Célestin comme Leïla avalent les kilomètres, 40 dans la matinée pour pouvoir se baigner tous les après-midis ! L’arrivée à Paris se fera en train depuis Sens. Facile !

Quelques jours chez le cousin à Pantin. Les enfants profitent du Parc de la Villette et de Paris-Plage pendant que les adultes se demandent comment amener vélos + grands cartons à l’aéroport…